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Accueil > CNR Echinococcoses (CNR-E) > CNR-E - Missions

CNR-E - Missions

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1. Expertise Biologique

L’expertise biologique pour le diagnostic de l’EA et de l’EK est assurée par le laboratoire de Parasitologie du CHU de Besançon. Le diagnostic biologique de l’EA et de l’EK fait appel aux mêmes techniques sérologiques (sérologie ELISA, hémagglutination et Western Blot) et moléculaire (PCR/séquençage avec des amorces de genre ou d’espèces, qPCR). Des techniques moléculaires sont utilisées pour la réalisation d’analyses environnementales, ainsi que pour le génotypage des souches d’E multilocularis et d’E granulosus.

-  Les techniques sérologiques et moléculaires disponibles pour le diagnostic sont détaillées au paragraphe (5.1 - Techniques disponibles pour le diagnostic - page 27-28 du dossier de candidature 2017-2021 ci-dessous)
-  Les techniques disponibles pour le suivi thérapeutique sont détaillées au paragraphe (5.2 - Techniques disponibles pour le suivi therapeutique - page 28 du dossier de candidature 2017-2021 ci-dessous)
-  Les techniques disponibles pour les analyses environnementales sont détaillées au paragraphe (5.3 - Techniques disponibles pour les analyses environnementales - page 28 du dossier de candidature 2017-2021 ci-dessous)
-  Les techniques disponibles pour le genotypage sont détaillée sur le lien (5.2 - Techniques disponibles pour le genotypage - page 29 du dossier de candidature 2017-2021 ci-dessous)

Dossier de candidature CNR-E 2017-2021

2. Surveillance

Surveillance de l’échinococcose alvéolaire (EA) :
La surveillance de l’échinococcose alvéolaire est basée sur l’organisation et l’expérience du réseau FrancEchino, qui assure le recueil des données sur les EA en France depuis 2003. Les règles concernant la confidentialité des données non anonymisées sont suivies, conformément à l’avis de la CNIL. Le signalement est réalisé avec la collaboration de médecins correspondants des CHU et CHG, de médecins spécialistes et généralistes qui prennent en charge les échinococcoses, et informent le CNR des nouveaux cas d’EA par courrier, téléphone ou e-mail.

Le changement du système de gestion de la base de données pour un système interopérable et sécurisé (système MySQL avec une application Web en format PHP) s’est concrétisé en fin 2016, avec l’utilisation du système CleanWEBTM, permettant la saisie en ligne des données,. Ce système, développé en anglais, a été proposé pour la constitution d’un registre Européen des Échinococcoses Alvéolaires (EurEchino Database).

Les détails sur la procédure de signalement et la méthodologie pour optimiser l’exhaustivité des données sont indiqués sur le lien (3.2 Surveillance / surveillance l’EA – p19-21 du dossier de candidature 2016)

Surveillance de l’échinococcose kystique (EK) :
Pour le nouveau mandat 2017-2021, nous nous donnons comme objectif d’organiser un observatoire français des cas d’échinococcose kystique (OFREKYS) en développant un nouveau réseau de collaborateurs cliniciens et biologistes impliqués dans la prise en charge de l’échinococcose kystique. Des contacts seront pris dans les CHU de villes dans lesquels le nombre élevé de cas importés est lié à une immigration importante (Lyon, Marseille, Paris, Lille) et dans les zones d’endémie autochtone (Corse, PACA).

Le recueil et la base de données seront réalisés en collaboration avec les responsables de l’European Registry For Cystic Echinococcosis (ERCE) (Dr Francesca Tamarozzi, WHO-Collaborating Center on Cystic Echinococcosis - Pavie Italie),

3. Information

Différents moyens sont mis en œuvre pour assurer les missions d’information des professionnels de santé et du grand public : publications à diffusion nationale et internationale, conférences sur l’épidémiologie et la prise en charge des échinococcoses, diffusion d’informations à différents organismes (ARS, MSA, ONF, DRAEF), aux médecins généralistes, aux médecins du travail, vétérinaires, patients atteints d’EA ou membres de leur famille,…) par des affiches, brochures et sur différents sites Internet.

Les activités d’information et conseil sont réalisées en synergie forte avec l’activité d’expertise du Centre Collaborateur OMS (hépatologues, chirurgiens, radiologues, spécialistes TEP-scan, anatomopathologistes, pharmacologues, éco-épidémiologistes, immunologistes, etc.).

Ces activités seront étendues à l’échinococcose kystique, afin de sensibiliser les professionnels de santé à l’intérêt de déclarer leur cas, puis d’informer le public si les données recueillies permettent d’établir un risque autochtone significatif dans des régions françaises particulières.

4. Alerte

Echinococcose alvéolaire
Dans le cas de l’EA, « l’alerte » est représentée essentiellement par l’observation de cas dans des zones considérées comme non-endémiques. Ainsi, toute suspicion de cas d’échinococcose alvéolaire survenant hors de la zone d’endémie et concernant des patients sans antécédent de séjour en zone d’endémie, est signalée à la Direction des Maladies Infectieuses de l’Agence nationale de santé publique par mail ou téléphone.

Par ailleurs, tout événement inhabituel concernant l’épidémiologie animale (lésion d’EA chez des animaux d’élevage, domestique ou en captivité, ou présence de forme adulte d’E. multilocularis chez des animaux sauvages ou domestiques) est signalé à l’Agence nationale de santé publique, et le cas échéant, au LNR Echinococcus.

Echinococcose kystique
Dans le cas de l’EK, l’alerte concernera la survenue de cas humains « autochtones » dans les zones où le LNR Echinococcus repère les cas animaux (Alpes, Corse …). L’augmentation des cas en fonction de la provenance des populations immigrées, avec une meilleure connaissance de l’origine des cas importés, peut faire aussi l’objet d’alerte.

L’émergence de cas d’échinococcose liés à d’autres espèces (E. ortleppi) fait aussi l’objet de procédure d’alerte.